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- Soutenance de thèse/HDR,
Thèse de Florent Le Gaonach
Publié le 28 novembre 2025
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Mis à jour le 28 novembre 2025
Influence des gestes d'attaque et de défense pugilistiques sur l'attention, le contrôle cognitif et le stress perçu
Date(s)
le 4 décembre 2025
Heure de début : 13h
Lieu(x)
Institut de psychologie de Boulogne salle des conseils
Résumé
Cette thèse a pour objectif principal d’examiner l’influence des comportements d’approche et d’évitement d’inspiration pugilistiques sur l’attention, le contrôle cognitif et la perception du stress. Elle s’inscrit dans le cadre théorique de la cognition incarnée et située, qui postule une interaction entre cognition, corps et environnement. Plus précisément, elle se rattache à l’étude d’un certain type précis de comportements d’approche et d’évitement, un champ largement exploré dans cette perspective. À travers deux axes expérimentaux, nous avons étudié les effets consécutifs et intégrés à la préparation de ces comportements d’approche agressive (attaque) et d’évitement défensif (défense).
L’Axe 1 a exploré les effets d’une séquence de gestes pugilistiques après leur exécution sur les processus cognitifs et le vécu expérientiel. Dans deux expériences, les participants réalisaient soit une série de gestes d’attaque (directs du bras), soit une série de gestes de défense (retraits du buste), puis réalisaient une tâche de Navon mesurant le focus attentionnel, le contrôle cognitif, et remplissaient une échelle évaluant la perception du stress selon les dimensions de menace, défi et perte. Dans l’Expérience 1, nous avons observé un biais attentionnel local (i.e., focalisation sur les détails) après les gestes d’attaque et une meilleure adaptation cognitive post-conflit après les gestes de défense. Dans l’Expérience 2, ces effets n’ont pas été répliqués. Au niveau du vécu subjectif en termes de stress, il a été observé qu’après la production de gestes de défense, celle-ci était évaluée comme une menace, tandis que la production de gestes d’attaque était perçue comme un défi. Toutefois, des limites méthodologiques ont contraint la portée des conclusions, ce qui a motivé la conception d’un deuxième axe méthodologiquement plus contrôlé. Celui-ci visait à se concentrer sur un processus plus en amont, en examinant les effets lors de la préparation et de l’exécution des gestes plutôt qu’a posteriori.
L’Axe 2 a été conçu afin d’intégrer la préparation et l’exécution des gestes pugilistiques au cœur même du dispositif expérimental. À l’aide d’un paradigme go/no-go combiné à la tâche de Navon (Expérience 3) puis à la tâche de Stroop (Expérience 4), les participants devaient préparer et exécuter un geste d’attaque ou de défense en fonction des stimuli présentés. Ce dispositif reposait sur un couplage entre un geste et un stimulus cible afin de mieux contrôler la préparation et le rythme d’exécution des gestes. Les résultats de l’Expérience 3 ont montré que les gestes défensifs entraînaient une interférence plus élevée, traduisant une inhibition moins efficace que lors des gestes d’attaque. L’Expérience 4, mobilisant la tâche de Stroop, ar répliqué ce résultat, c’est-à-dire que les gestes défensifs augmentaient la difficulté à inhiber les informations non pertinentes par rapport aux gestes offensifs. En somme, cette thèse suggère que les comportements d’approche et d’évitement d’inspiration pugilistique ne constituent pas de simples mouvements moteurs, mais de véritables modulateurs des processus cognitifs. Elle permet également de revisiter l’étude de ces comportements en mobilisant un contexte défini, qui est celui de la confrontation. En définitive, cette thèse démontre que ce paradigme pugilistique n'est pas seulement une alternative méthodologique, mais un outil théorique pertinent pour révéler la primauté du contexte et de l'intentionnalité de l'action sur les processus cognitifs, contribuant ainsi à amender les conditions d'application des modèles plus classiques d'approche et d'évitement.
Mots-clés
Cognition Incarnée et Située ; Approche/évitement ; Attention ; Contrôle cognitif ; Pugilat.
Jury
- Alexandre Coutté : Co-encadrant, membre invité, Professeur des universités, Université Paris Nanterre
- Christophe Blaison : Co-directeur, Maître de conférences HDR, Université Paris Cité
- Théodore Alexopoulos : Co-directeur, Professeur des universités, Université de Bordeaux
- Aïna Chalabaev : Rapporteure, Professeure des universités, Université de Grenoble
- Xavier Corveleyn : Rapporteur, Maître de conférences HDR, Université Côte d’Azur
- Dorine Vergilino-Perez : Examinatrice, Professeure des universités, Université Paris Cité
- Lilian Fautrelle : Examinateur, Maître de conférences, Université de Toulouse
Cette thèse a pour objectif principal d’examiner l’influence des comportements d’approche et d’évitement d’inspiration pugilistiques sur l’attention, le contrôle cognitif et la perception du stress. Elle s’inscrit dans le cadre théorique de la cognition incarnée et située, qui postule une interaction entre cognition, corps et environnement. Plus précisément, elle se rattache à l’étude d’un certain type précis de comportements d’approche et d’évitement, un champ largement exploré dans cette perspective. À travers deux axes expérimentaux, nous avons étudié les effets consécutifs et intégrés à la préparation de ces comportements d’approche agressive (attaque) et d’évitement défensif (défense).
L’Axe 1 a exploré les effets d’une séquence de gestes pugilistiques après leur exécution sur les processus cognitifs et le vécu expérientiel. Dans deux expériences, les participants réalisaient soit une série de gestes d’attaque (directs du bras), soit une série de gestes de défense (retraits du buste), puis réalisaient une tâche de Navon mesurant le focus attentionnel, le contrôle cognitif, et remplissaient une échelle évaluant la perception du stress selon les dimensions de menace, défi et perte. Dans l’Expérience 1, nous avons observé un biais attentionnel local (i.e., focalisation sur les détails) après les gestes d’attaque et une meilleure adaptation cognitive post-conflit après les gestes de défense. Dans l’Expérience 2, ces effets n’ont pas été répliqués. Au niveau du vécu subjectif en termes de stress, il a été observé qu’après la production de gestes de défense, celle-ci était évaluée comme une menace, tandis que la production de gestes d’attaque était perçue comme un défi. Toutefois, des limites méthodologiques ont contraint la portée des conclusions, ce qui a motivé la conception d’un deuxième axe méthodologiquement plus contrôlé. Celui-ci visait à se concentrer sur un processus plus en amont, en examinant les effets lors de la préparation et de l’exécution des gestes plutôt qu’a posteriori.
L’Axe 2 a été conçu afin d’intégrer la préparation et l’exécution des gestes pugilistiques au cœur même du dispositif expérimental. À l’aide d’un paradigme go/no-go combiné à la tâche de Navon (Expérience 3) puis à la tâche de Stroop (Expérience 4), les participants devaient préparer et exécuter un geste d’attaque ou de défense en fonction des stimuli présentés. Ce dispositif reposait sur un couplage entre un geste et un stimulus cible afin de mieux contrôler la préparation et le rythme d’exécution des gestes. Les résultats de l’Expérience 3 ont montré que les gestes défensifs entraînaient une interférence plus élevée, traduisant une inhibition moins efficace que lors des gestes d’attaque. L’Expérience 4, mobilisant la tâche de Stroop, ar répliqué ce résultat, c’est-à-dire que les gestes défensifs augmentaient la difficulté à inhiber les informations non pertinentes par rapport aux gestes offensifs. En somme, cette thèse suggère que les comportements d’approche et d’évitement d’inspiration pugilistique ne constituent pas de simples mouvements moteurs, mais de véritables modulateurs des processus cognitifs. Elle permet également de revisiter l’étude de ces comportements en mobilisant un contexte défini, qui est celui de la confrontation. En définitive, cette thèse démontre que ce paradigme pugilistique n'est pas seulement une alternative méthodologique, mais un outil théorique pertinent pour révéler la primauté du contexte et de l'intentionnalité de l'action sur les processus cognitifs, contribuant ainsi à amender les conditions d'application des modèles plus classiques d'approche et d'évitement.
Mots-clés
Cognition Incarnée et Située ; Approche/évitement ; Attention ; Contrôle cognitif ; Pugilat.
Jury
- Alexandre Coutté : Co-encadrant, membre invité, Professeur des universités, Université Paris Nanterre
- Christophe Blaison : Co-directeur, Maître de conférences HDR, Université Paris Cité
- Théodore Alexopoulos : Co-directeur, Professeur des universités, Université de Bordeaux
- Aïna Chalabaev : Rapporteure, Professeure des universités, Université de Grenoble
- Xavier Corveleyn : Rapporteur, Maître de conférences HDR, Université Côte d’Azur
- Dorine Vergilino-Perez : Examinatrice, Professeure des universités, Université Paris Cité
- Lilian Fautrelle : Examinateur, Maître de conférences, Université de Toulouse
Mis à jour le 28 novembre 2025
Contact :
Florent Le Gaonach : legaonach.florent@gmail.com